20.05.2017, 00:01  

Les pendulaires sont mécontents

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Entre le 7 juillet et le 27 août de l’année prochaine, plus aucun train ne circulera entre Lausanne et Puidoux.

 20.05.2017, 00:01   Les pendulaires sont mécontents

Par christine wuillemin

Interruption totale d’un tronçon entre Berne et Lausanne, en été 2018.

Plus aucun train ne circulera entre Lausanne et Puidoux, entre le 7 juillet et le 27 août 2018, pour cause de travaux. Cette perspective fait déjà grincer des dents les pendulaires qui empruntent quotidiennement la ligne Lausanne-Berne. Les cantons de Vaud et Fribourg exigent des liaisons de remplacement viables. De leur côté, les CFF assurent que cette solution...

Plus aucun train ne circulera entre Lausanne et Puidoux, entre le 7 juillet et le 27 août 2018, pour cause de travaux. Cette perspective fait déjà grincer des dents les pendulaires qui empruntent quotidiennement la ligne Lausanne-Berne. Les cantons de Vaud et Fribourg exigent des liaisons de remplacement viables. De leur côté, les CFF assurent que cette solution est la plus efficiente en termes de coûts et d’impact réduit sur les usagers et les riverains. L’ex-régie fédérale a fait part de ces perturbations du trafic ferroviaire, hier, en présentant à la presse son nouvel horaire 2018.

«Ces travaux vont non seulement rallonger mon temps de parcours, mais aussi me compliquer la vie. En effet, comme je mets à profit mon trajet d’1 h 20 pour travailler, le fait de devoir changer plusieurs fois de train va réduire mon efficacité», déplore Laura, Genevoise de 32 ans travaillant à Fribourg. La jeune pendulaire n’est sans doute pas la seule à accueillir froidement la nouvelle.

Trente minutes de plus

Concrètement, «les voyageurs qui voudront atteindre Bâle et Zurich devront vraisemblablement passer par le pied du Jura», selon Philippe Gauderon, chef infrastructure et membre de la direction des CFF, dont les propos ont été relayés par l’ATS. «Les personnes en provenance de Berne-Fribourg devraient, elles, passer par Puidoux pour gagner Lausanne avec un changement à Vevey.» Pour la Broye, des bus de remplacement devraient circuler.

«Il est prévu que les temps de trajet soient rallongés jusqu’à 30 minutes en trafic Grandes lignes et un quart d’heure en trafic régional. Les titres de transport ne doivent bien entendu pas être adaptés», précise de son côté Frédéric Revaz, porte-parole de l’ex-régie fédérale. Joint par téléphone, ce dernier indique toutefois que le détail du concept de substitution est encore en cours de planification.

Pour les CFF, ces perturbations sont un moindre mal. «L’interruption totale de sept semaines permet de concentrer les inconvénients sur une période de vacances. On évite ainsi l’étalement sur une longue période (huit mois) des restrictions de trafic et des nuisances pour les riverains», avance Frédéric Revaz. L’avantage est aussi financier. En effet, les coûts de ces travaux de renouvellement de la voie ferrée entre Puidoux et Lausanne seront réduits de 48 millions de francs à 27 millions, selon les CFF.

Secrétaire syndical au syndicat du personnel des transports, Jean-Pierre Etique observe pour sa part: «D’une manière générale, et ça, on le constate en discutant avec les employés de la maintenance, un tronçon fermé plutôt qu’alterné est bien plus sécuritaire lors de travaux. Pour la clientèle en revanche, ce ne sera évidemment pas le même confort. Ce que l’on peut craindre par contre, c’est que le personnel des CFF devienne le punching-ball des voyageurs!»

Vaud et Fribourg inquiets

Les cantons de Fribourg et de Vaud, dont les pendulaires sont parmi les plus concernés par les désagréments à venir, ont demandé aux CFF la mise en place d’un concept de remplacement des trains, réduisant au maximum les conséquences pour les voyageurs.

Ce plan de liaison devra limiter «les changements et l’augmentation des temps de parcours, tout en répondant aux besoins des milieux touristiques et économiques», a fait savoir l’Etat de Vaud, hier dans un communiqué. Les revendications fribourgeoises sont du même ordre. «Le canton de Fribourg a fait part de ses préoccupations et a formulé des demandes concrètes aux CFF, il y a environ six mois. Mais nous n’avons pas obtenu de réponse pour le moment. Les seules informations dont nous disposons, nous ont été révélées aujourd’hui (hier, ndlr) par «La Liberté», déplore le conseiller d’Etat Jean-François Steiert, directeur de l’aménagement, de l’environnement et des constructions. «Nous attendons donc le retour des CFF, avant de décider de la suite des événements», poursuit-il. avec kessava packiry


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