17.05.2017, 00:01  

Suisse Tourisme se cherche un nouveau directeur

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Jürg Schmid aura passé 18 ans à la tête de l’organisation de promotion du tourisme helvétique.

 17.05.2017, 00:01   Suisse Tourisme se cherche un nouveau directeur

Par Rachel Richterich

Jürg Schmid démissionne après 18 ans passés à la tête du tourisme helvétique. Les acteurs de la branche saluent son travail.

Il passe la main. Après dix-huit ans à la tête de Suisse Tourisme, Jürg Schmid, 54 ans, quitte l’organisation de promotion du tourisme helvétique pour lancer sa propre agence de marketing. On n’en saura pas davantage pour le moment sur ses projets personnels. Quant au successeur de celui qui aura incarné l’action de Suisse Tourisme depuis 1999, «c’est le...

Il passe la main. Après dix-huit ans à la tête de Suisse Tourisme, Jürg Schmid, 54 ans, quitte l’organisation de promotion du tourisme helvétique pour lancer sa propre agence de marketing. On n’en saura pas davantage pour le moment sur ses projets personnels. Quant au successeur de celui qui aura incarné l’action de Suisse Tourisme depuis 1999, «c’est le gros point d’interrogation», concède la porte-parole Véronique Kanel. Le comité doit se réunir lundi, afin de constituer une commission de sélection, pour recruter à l’interne et à l’externe le candidat idéal, «celui qui répondra le mieux aux attentes actuelles de la branche», souligne Véronique Kanel.

Principal défi, les nouvelles technologies et les bouleversements du marché touristique actuel. Que ce soit au niveau des outils de marketing touristique digital, l’utilisation du big data, mais aussi l’arrivée de nouveaux acteurs dans la branche, comme le site de partage de logements Airbnb, par exemple, ou encore des plateformes de réservation d’hôtels en ligne comme booking.com. «Jürg Schmid a su très tôt reconnaître les opportunités offertes par la digitalisation et prendre les mesures nécessaires dans ce domaine», saluait, hier, la vice-présidente de l’organisation, Catherine Mühlemann, dans le communiqué diffusé aux médias.

Tourné vers l’Asie

Le mandat de Jürg Schmid aura aussi été marqué par la réorientation stratégique de la promotion touristique à l’international, vers l’Asie en particulier. Une priorisation des marchés qui n’a pas été du goût de tous les acteurs de la branche, notamment dans les régions moins fréquentées par les visiteurs étrangers. «C’est inhérent à toute structure agissant à l’échelle nationale», relève Véronique Kanel. «Obtenir le consensus de régions urbaines, de montagne ou mixtes, dont les intérêts parfois divergent, relève d’un difficile exercice d’équilibre.»

Les acteurs de la branche saluent cependant le travail accompli par cet économiste de formation, qui n’a quitté Suisse Tourisme que le temps d’une période d’essai de quelques mois aux CFF en 2010, en tant que responsable de la division voyageurs. «Nous avons apprécié de pouvoir collaborer avec lui», souligne Claude Meier, directeur d’Hotelleriesuisse, se félicitant d’avoir «mené à bien, ensemble, de nombreuses campagnes de marketing pour la branche hôtelière».

Salaire controversé

Du côté des restaurateurs, on regrette le départ de celui qui «a reconnu de bonne heure les chances de la numérisation et encouragé ainsi l’accès à de nouveaux marchés», selon les termes du président de GastroSuisse, Casimir Platzer.

Une ombre au tableau: en fin d’année dernière, le directeur de l’organisation publique a été critiqué pour son salaire, jugé trop élevé. En quatre ans, sa rémunération avait bondi de 21% pour passer de 351 000 francs à 425 000 francs. Une évolution due à un bonus de près de 65 000 francs lié à la performance jugée exceptionnelle du directeur, avait alors justifié le président de Suisse Tourisme, Jean-François Roth.

Le Conseil fédéral avait quant à lui aussitôt rectifié le tir dans le cadre de discussions visant à inclure Suisse Tourisme dans l’ordonnance réglant les salaires des cadres d’entreprises fédérales. La rémunération de base ne dépasse désormais pas 312 889 francs et son bonus n’excède pas deux salaires mensuels et demi. «La polémique a été réglée», conclut Véronique Kanel.


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