20.05.2017, 00:01  

«Je suis en quête de vérité»

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L’artiste français  a composé  de nouveaux  morceaux,  qu’il révélera  petit à petit.

 20.05.2017, 00:01   «Je suis en quête de vérité»

SINCLAIR - Le chanteur est de retour sur scène. Il a grimpé, hier, sur celle de l’Irréversible Festival à Monthey. Entretien en toute honnêteté.

Son dada à lui, c’est un funk souriant et frénétique qui s’écoute, mais surtout qui se vit et se danse. Après plusieurs années loin des planches, Sinclair reconquiert les scènes une à une depuis 2015. Et il s’y trouve vachement bien, sous les projecteurs. Dès les années 90, il avait enchaîné les sorties de disques. Aujourd’hui, le chanteur français...

Son dada à lui, c’est un funk souriant et frénétique qui s’écoute, mais surtout qui se vit et se danse. Après plusieurs années loin des planches, Sinclair reconquiert les scènes une à une depuis 2015. Et il s’y trouve vachement bien, sous les projecteurs. Dès les années 90, il avait enchaîné les sorties de disques. Aujourd’hui, le chanteur français doit composer avec une industrie de la musique bien différente, sans sacrifier ce qu’il est vraiment.

Présent hier à Monthey pour la toute première édition de l’Irréversible Festival, le chanteur raconte au «Nouvelliste» son présent, et son besoin ardent de revenir à l’essentiel.

Que s’est-il passé depuis votre dernier album en 2011?

J’ai continué à faire des morceaux mais je ne les ai pas sortis. J’ai cette habitude d’en faire, de les garder, de passer à autre chose et d’y revenir en parallèle d’autres projets. J’ai trouvé que le business était un peu compliqué, pour être très honnête. J’ai eu une phase très créative cette année, je vais essayer de trouver une façon de diffuser les nouveaux titres pour la rentrée, mais je ne sais pas encore exactement comment.

Dans quel sens l’industrie est-elle compliquée?

On est beaucoup plus sûr du streaming que sûr de la vente. Pour faire autant d’argent qu’avant avec de la diffusion, il faut être terriblement présent et cela demande une activité intense, sur les réseaux sociaux et ailleurs. L’intérêt pour la musique est différent, on en consomme beaucoup plus vite aujourd’hui. Donc, pour rentrer dans cette économie, il faut être soit très riche, soit bâcler. Et moi je ne suis ni l’un ni l’autre, alors j’essaie de trouver une façon de m’en sortir pour faire des morceaux de qualité et les diffuser.

Vous venez de dévoiler «Météores».

C’est le premier titre d’une longue série qui va arriver. J’ai choisi de ne pas le sortir en maison de disques mais de le faire moi-même avec mes tout petits moyens. Ça ne fait donc pas beaucoup de vues, ça ne rapporte rien, je suis vraiment dans un business non lucratif. Le prochain titre ne va pas tarder.

Ce n’était pas trop difficile de rallumer la machine en 2015, lors de votre retour sur scène?

Il y avait la peur d’y retourner. Je ne dirais pas que les premiers concerts étaient fabuleux, il fallait s’y remettre. Et maintenant je suis très content parce que la scène est un endroit où je me sens extrêmement bien. Les gens me demandent si j’en ai pas marre de jouer mes anciennes chansons. Mais ce qui compte c’est ce qu’on met dedans, ce sont des véhicules en fait.

Comment a évolué votre musique depuis vos débuts?

Ma musique est passée par des phases, il y a eu des moments où je suivais des tendances car j’étais influencé par ce que j’écoutais, mais là je reviens à ce que j’ai toujours aimé. Actuellement je m’intéresse plus à l’esprit du mélange avec le live. J’ai aussi besoin de raconter des choses qui m’appartiennent, donc je travaille beaucoup sur les textes. Je suis vraiment dans une quête de vérité. C’est pour ça que parfois on me voit un peu moins. J’ai besoin de faire des choses qui résonnent avec le vrai.

Vous avez composé aussi des bandes originales. Qu’est-ce qui est particulier dans cet exercice-là?

On se met au service de quelqu’un et d’un univers dans lequel on pénètre. Il faut réussir à le comprendre, à le respecter et à le bousculer suffisamment pour y trouver sa place.

C’est très intéressant, c’est vraiment un truc que j’adore faire.

Ce samedi à l’irréversible festival

Grande scène: Circle of Execution, Herod, Betraying The Martyrs, Lacuna Coil, Clawfinger

Scène Unplugged

Grand Canard Blanc, Hundred Days, Cardiac

Infos: www.irreversiblefestival.ch


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