20.05.2017, 00:01  

Forte affluence pour l’élection du président

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Des Iraniens faisaient la queue pour pouvoir déposer leur bulletin  de vote dans l’urne, hier.
Par le figaro

La République islamique d’Iran élisait hier son nouveau président. A l’heure où nous mettions sous presse, aucun résultat n’avait encore été avancé.

Hassan Rohani, religieux modéré de 68 ans, affrontait Ebrahim Raissi, religieux conservateur de 56 ans proche du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Pour faire face à l’affluence des électeurs, le scrutin a dû être prolongé de deux...

La République islamique d’Iran élisait hier son nouveau président. A l’heure où nous mettions sous presse, aucun résultat n’avait encore été avancé.

Hassan Rohani, religieux modéré de 68 ans, affrontait Ebrahim Raissi, religieux conservateur de 56 ans proche du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Pour faire face à l’affluence des électeurs, le scrutin a dû être prolongé de deux heures. En famille ou entre amis, les électeurs ont attendu patiemment parfois pendant plus d’une heure leur tour de voter en prenant des selfies et en discutant politique dans la courtoisie. «La participation enthousiaste des Iraniens à l’élection renforce la puissance et la sécurité nationales», s’est félicité le président Rohani après avoir voté à Téhéran, baignée de soleil.

Ne pas empirer les choses

Avant même la clôture du vote, le camp Raissi a dénoncé des «infractions» et demandé une intervention immédiate contre «des actions de propagande de certains responsables et partisans du gouvernement» en faveur du président sortant. Le président sortant et son adversaire ont appelé au «respect» du choix des Iraniens, quel que soit le résultat. L’un des premiers à avoir déposé son bulletin dans l’urne installée dans sa résidence de Téhéran a été Ali Khamenei, qui a appelé ses compatriotes à aller aux urnes «massivement, le plus tôt possible».

Parmi les nombreux électeurs, Amir Fathollahzadeh, 51 ans, a voté pour la première fois. «J’ai perdu presque tout mon business ces dernières années, mais je vote Rohani pour ne pas perdre aussi ma dignité et ma fierté», dit-il. Il espère que le président sortant pourra continuer sa politique d’ouverture et obtenir la levée d’autres sanctions pesant encore contre son pays. En revanche, Moshen, 32 ans, qui travaille dans le secteur culturel, a choisi Ebrahim Raissi car l’Iran «est entouré d’ennemis».

«Nous votons Rohani en espérant que les choses ne vont pas empirer», a affirmé Hamed Boroujerdi, un marchand de vêtements de 40 ans venu voter avec sa femme et ses deux enfants. Dans une mosquée de la ville où les pro-Raissi sont nombreux, Ali Serkani, un étudiant de 23 ans, venu avec sa sœur et ses parents, a estimé que «la protection de la culture islamique et l’économie» étaient prioritaires. «Malheureusement, ces dernières années, les valeurs de la révolution ont été affaiblies et nous devons les rétablir», renchérit Mahnaz Rafii, une professeur de théologie de 50 ans. le figaro


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