12.08.2017, 05:30  

Football: le FC Chippis peut s'inspirer de l'US Quevilly pour son match contre le FC Zurich

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 12.08.2017, 05:30   Football: le FC Chippis peut s'inspirer de l'US Quevilly pour son match contre le FC Zurich

coupe suisse - L’affiche face au FC Zurich a permis à Chippis de n’enregistrer qu’un seul départ durant la trêve. Et si cela permettait aux Valaisans de créer une surprise ?

Le FC Chippis, passé de la 2e ligue à la 2e ligue interrégionale, peut remercier le FC Zurich: grâce à lui, la quasi-totalité de son effectif est resté intact. "Où avez-vous entendu ça?", demande Eric Ampola,  l’entraîneur de la formation valaisanne. "Des bruits…", lui rétorque-t-on. "C’est possible. Cette rencontre a certainement été un élément motivateur pour les jouers de poursuivre l’aventure avec Chippis. D’ailleurs, un seul joueur nous a quitté. Et encore, il a été contraint de le faire pour des raisons personnelles",...

Le FC Chippis, passé de la 2e ligue à la 2e ligue interrégionale, peut remercier le FC Zurich: grâce à lui, la quasi-totalité de son effectif est resté intact. "Où avez-vous entendu ça?", demande Eric Ampola,  l’entraîneur de la formation valaisanne. "Des bruits…", lui rétorque-t-on. "C’est possible. Cette rencontre a certainement été un élément motivateur pour les jouers de poursuivre l’aventure avec Chippis. D’ailleurs, un seul joueur nous a quitté. Et encore, il a été contraint de le faire pour des raisons personnelles", remarque l’entraîneur. 

Ils avaient signé un engagement

Capitaine et gardien du FC Chippis, Carlos Oliveira ne pense pas que l’affiche face au FCZ ait déterminé la présence ou non des joueurs cette saison. "Avant la fin de la saison passée, avant même la finale de la coupe valaisanne face à Conthey, l’équipe s’était réunie.  La plupart avait signé une feuille qui l’engageait à rester au club quoiqu’il arrive, quelle que soit la ligue dans laquelle on allait évoluer cette saison et quelle que soit notre issue en coupe valaisanne. On ne savait donc pas encore qu’on allait prendre part au premier tour de la coupe suisse, et encore moins qu’on allait affronter une équipe de Super League, qui plus est le prestigieux FC Zurich", ajoute le gardien.

Prestigieuse. Excellent terme pour pour qualifier le FC Zurich, douze fois champion de Suisse et qui a encore disputé l’Europa League la saison dernière. "Zurich, c’est quand même la dernière équipe qui a réussi à décrocher le titre suisse avant la domination du FC Bâle", rappelle encore Carlos Oliveira. 

 

Eric Ampola, entraîneur du FC Chippis. © Louis Dasselborne

 

La peur d’Eric Ampola

Quoiqu’il en soit, ce match de Coupe s’annonce déjà comme le plus important de la saison.  Alors que le championnat n’a pas encore débuté. «Evidemment que c’est un match extraordinaire. Mais plus que de parler du match le plus important de la saison, je dirais que c’est un rêve qui se concrétise. Un rêve ponctuel et éphémère. En fait, c’est la cerise sur le gâteau. Et je dois avouer que ça me fait même un peu peur.» Peur? «Il y a énormément de bruit autour de cette rencontre. Du monde va se déplacer. Je n’aimerais pas décevoir toutes ces personnes.»

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Deux joueurs déjà présents contre Schaffhouse

Eviter de décevoir le public. Comme en 2013, lorsque Chippis avait été dominé 6-0 par Schaffhouse. Carlos Oliveira et Zoran Vuk, éléme nts chippiards, étaient déjà dans le groupe.  «Ce n’est pas comparable. En 2013, on avait passé quatre tours de coupe valaisanne pour accéder au tableau de la coupe suisse. On avait une équipe très forte individuellement. Mais on avait enregistré passablement de départs à l’intersaison, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. D’ailleurs, je dirais que cette-fois, on peut davantage compter sur un groupe que sur une addition d’individualités» , analyse le dernier rempart.

La magie de la coupe 

Malgré les différences de ligue, le gardien se veut d’ailleurs optimiste. «Nos chances de passer? 49%! Un chiffre plus optimiste que celui lâché par l’entraîneur qui parle lui de 1% «Il y a quatre ligues de différence quand même. Le but, ce sera de maintenir le suspense le plus longtemps possible», avoue Eric Ampola.  «Ils sont évidemment plus doués que nous. Mais ça reste un match de foot, du onze contre onze. La beauté de ce sport  fait que n’importe qui peut battre n’importe qui», argumente de son côté le gardien, prenant pour exemple les exploits réalisés par des «petits» face à des «grands», en France ou en Angleterre.

 

Carlos Oliveira, le gardien de Chippis, sera mis à forte contribution. Mais il est prêt à résister aux vagues offensives zurichois ainsi qu’à la pression des 700 supporters zurichois entassés derrière lui. © Louis Dasselborne

 

"Pourquoi craindre quelqu’un? Ça reste des êtres humains, à la différence qu’ils ont peut-être eu un peu plus de chance et qu’ils ont pu faire du football leur profession.» C’est vrai ça, pourquoi craindre quelqu’un? L’US Quevilly a-t-il craint l’OM, le Stade rennais ou Bastia, équipes de Ligue 1 qu’il a toutes éliminées en coupe de France cette dernière décennie alors qu’il militait en CFA, la 4e division française?  A Chippis de s’en inspirer.

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Ampola, les maths et l'oeil de Canepa

Si la fête s’annonce belle pour le FC Chippis, les spectateurs et les quatorze joueurs valaisans qui vont fouler la pelouse, elle aura un goût certainement plus amer pour les éléments qui ne pourront pas entrer en jeu. «Il ne faut pas être en possession d’un docotrat en mathématiques pour comprendre qu’il y aura des joueurs de trop», image Eric Ampola. «Ce sera un choix très délicat. Ce choix va faire très mal à certains joueurs mais ça va me faire très mal à moi aussi. J’en suis conscient. J’espère juste qu’ils parviendront à en faire abstraction. J’ai d’ailleurs déjà communiqué à ce sujet en début de semaine.»

 

Et si un joueur du FC Chippis tapait dans l'oeil du président du FC Zurich Ancillo Canepa (à droite)? © Keystone

 

Si la rencontre de ce dimanche st qualifiée de rêve éphémère, ce dernier ne pourrait-il pas se poursuivre au-delà des 90 minutes de jeu pour certains éléments qui sortiraient le match de leur vie, finissant par taper dans l’œil du président zurichois Ancillo Canepa, parfaitement capable de tenter un coup de poker? 
"Je pense que l’équipe a les pieds sur terre. On ne va pas prendre ce match comme une dernière occasion de se montrer et d’être pro dans le football", confie Carlos Oliveira. "J’y ai pensé. Je suis persuadé que deux ou trois joueurs de mon groupe auraient des facultés pour réussir plus haut. Ils ne seraient en tous les cas pas ridicules. De là à être professionnel, je ne sais pas", lance pour sa part l’entraîneur.


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