20.05.2017, 00:01  

Les Vert’libéraux perdent leur président

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Martin Bäumle dirige le PVL depuis 2007.
Par ATS

Martin Bäumle se retirera de la tête du parti cet été. Il le dirigeait depuis sa création.

Les Vert’libéraux suisses vont devoir chercher un nouveau président. Agé de 52 ans, le conseiller national zurichois Martin Bäumle a annoncé, hier, son retrait pour cet été. Il dirige le parti depuis sa création, en 2007. Sa démission coïncidera ainsi avec le 10e anniversaire du PVL. «C’est le bon moment pour le parti et pour moi», a déclaré l’intéressé à la presse.

La volonté des Vert’libéraux d’allier écologie et économie ne fait plus sourire comme au début, elle est établie dans 19 sections et 17 parlements cantonaux, s’est félicité Martin Bäumle.

L’Assemblée des délégués élira le nouveau président le 26 août. Interrogé sur les conditions à remplir pour reprendre le flambeau, le Zurichois a botté en touche. Le comité directeur du parti se réunit aujourd’hui pour définir la procédure. Martin Bäumle continuera d’ailleurs à s’y engager et conservera son mandat de conseiller national après avoir cédé la présidence.

A la Chambre du peuple depuis 2003, le Zurichois y a d’abord représenté les Verts. Il a fondé le PVL après des divergences idéologiques avec les écologistes zurichois. Martin Bäumle est en outre directeur des finances de Dübendorf et président de Green Cross International.

Plus en forme

Il a réfuté toute raison de santé à sa démission, se déclarant plus en forme que par le passé. Un infarctus subi en 2014 ne l’avait pas convaincu de céder les rênes du parti. L’an dernier, il avait aussi tenu à rester à sa tête, malgré la cuisante défaite enregistrée aux élections fédérales de 2015: les Vert’libéraux y ont perdu cinq de leurs douze sièges au National, ainsi que leurs deux conseillers aux Etats.

Juste après la catastrophe de Fukushima, le nouveau parti figurait parmi les vainqueurs des élections fédérales de 2011. Quatre ans plus tard, l’environnement et la sortie du nucléaire n’ont pas constitué des thèmes de campagne. En mars 2015, le PVL a aussi subi une défaite historique (92% de non) avec sa première initiative populaire qui voulait remplacer la TVA par une taxe sur l’énergie. ATS


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