06.10.2017, 06:45  

Valais: 118 communes freinent l'économie cantonale

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En dehors des agglomérations urbaines, le Valais produit peu de richesses.

 06.10.2017, 06:45   Valais: 118 communes freinent l'économie cantonale

Etude économique Une étude de BAK Basel montre que les 118 communes valaisannes situées en dehors des agglomérations urbaines produisent très peu de richesses. Or, ces communes sont celles qui vivent principalement du tourisme et de la construction...

Le niveau de vie dans les régions non urbaines du Valais est faible. Très faible. Cette partie du canton qui vit essentiellement du tourisme et de la construction freine le canton, alors que les villes tirent l’économie cantonale en avant.

Ce sont les constats qui ressortent de l’étude de BAK Basel sur l’économie valaisanne, réalisée par l’institut BAK Basel pour le compte de la BCVs et la Chambre valaisanne de commerce et...

Le niveau de vie dans les régions non urbaines du Valais est faible. Très faible. Cette partie du canton qui vit essentiellement du tourisme et de la construction freine le canton, alors que les villes tirent l’économie cantonale en avant.

Ce sont les constats qui ressortent de l’étude de BAK Basel sur l’économie valaisanne, réalisée par l’institut BAK Basel pour le compte de la BCVs et la Chambre valaisanne de commerce et d'industrie, présentée jeudi à la Foire du Valais.

Cet institut de recherche s’est penché sur les 118 communes qui ne font pas partie des agglomérations urbaines du canton. Il s’agit d’un groupe disparate d’entités qui va des zones commerciales de Conthey aux stations de Verbier, Crans-Montana et Zermatt, en passant par la vallée de Conches. Ces 118 communes regroupent 55% de la population valaisanne.

 

En bleu foncé, les 118 communes hors agglomérations qui regroupent 55% de la population valaisanne.

 

Faible niveau de vie

Le niveau de vie dans ce Valais non urbain est largement inférieur à celui des agglomérations. Le PIB atteint à peine 35 000 francs par habitant, contre plus du double dans les régions de Sion, Martigny et Brigue-Viège. Avec 55% de la population, ce Valais non urbain ne dispose que de 42% des emplois du canton et, surtout, que de 37% du PIB cantonal. Ces chiffres ne signifient pas que les habitants de ces communes sont pauvres, mais que peu de richesses y sont produites. En d’autres termes, une partie de leurs habitants quittent le territoire communal pour travailler.

Croissance faible

Relativement peu riches, ces 118 communes enregistrent une croissance économique des plus faibles. «La croissance économique de cet ensemble de communes a été faible pendant ces dernières années, de l’ordre de +0,3% en moyenne annuelle entre 2012 et 2016», constate BAK Basel. En cause: les difficultés rencontrées par les branches économiques clés de ces régions, notamment la construction et le tourisme.
Pour cette période 2012-2016, seule la région de Monthey fait moins bien que le groupe des 118 avec un recul de 1,1% par an. Ailleurs, les chiffres sont clairement orientés à la hausse: Martigny a vu son économie croître de 1,5% par an, Sierre de 1,3%, Sion de 1,1% et Brigue-Viège de 0,6%.

Le Valais non urbain devrait toutefois voir son économie repartir ces prochaines années. BAK Basel table pour lui sur une croissance de 1,7% par an durant la période 2017-2018, un taux qui se situe dans la moyenne cantonale.

Un autre Valais

«Ces 118 communes représentent le Valais tel qu’on l’imagine. Les agglomérations, c’est le Valais tel qu’il est!» résume Albert Gaspoz, le porte-parole de la BCVs. Directeur de la Chambre valaisanne de commerce et d’industrie, Vincent Riesen ajoute: «L’économie traditionnelle se trouve dans ces 118 communes, avec le tourisme et l’immobilier comme fer de lance. Les villes sont le moteur de la croissance économique valaisanne; elles sont orientées sur l’extérieur du canton. Si je prends l’exemple du Groupe Mutuel ou de la Suva, leurs activités dépassent le cadre valaisan. C’est encore plus vrai pour tout le secteur industriel.» Vincent Riesen est même surpris de constater que le secteur qui a connu le plus fort essor dans le canton est celui des services et de la finance, avant celui de l’industrie.

>>A lire aussi: les villes les plus performantes du Valais

Le Valais fait mieux que les autres régions de montagne

Le niveau de vie du Valais est nettement en retrait par rapport à la moyenne nationale. Quand le PIB suisse s’approche de 60 000 francs par habitant, celui du Valais s’approche des 40 000 francs. En revanche, le Valais fait mieux que la plupart des régions de montagne européennes, selon une comparaison originale qui ressort d’une étude de BAK Basel. Le Valais dispose d’un PIB par habitant supérieur à celui de la Haute-Savoie, des régions de montagne de France et d’Italie. Par contre, le Valais est en retrait par rapport aux régions de montagne autrichiennes.

Une forte croissance valaisanne

Le Valais vit une période de forte croissance économique. BAK Basel déclare que «ces dix dernières années, l’économie valaisanne s’est développée en moyenne plus rapidement que celle de régions de montagne comparables dans les pays voisins». Sur dix ans, la croissance valaisanne est aussi plus soutenue que la moyenne nationale.

Cette expansion économique valaisanne «a surtout été portée par la croissance démographique», le Valais ayant gagné 40 000 nouveaux résidents en dix ans, soit l’équivalent de la population des communes de Sion et Savièse réunies.


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