13.11.2017, 18:20  

Mercure: le Service de l'environnement déclare "n'avoir rien à cacher"

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 13.11.2017, 18:20   Mercure: le Service de l'environnement déclare "n'avoir rien à cacher"

Pollution - Le Tribunal cantonal donne tort à l'Etat du Valais. Le dossier mercure doit être rendu public. Le Service de l'environnement réagit.

La décision du Tribunal cantonal est tombée. L'Etat du Valais doit rendre public le dossier Mercure que lui réclamait la RTS.

"Le Service de la protection de l’environnement est invité à communiquer à la SSR dans le délai d’un mois dès la notification du jugement (après caviardage des noms et prénoms), l’investigation historique du 26 août 2011 et les annexes sur lesquelles elle se fonde", indique la Commission cantonale de la protection des données et le préposé à la protection des données, Me Sébastien Fanti dans un communiqué.

Dans un arrêt rendu le 10 novembre, la Cour de droit public du Tribunal cantonal, présidée par Thomas Brunner déclare: "il n’appartient pas à une autorité de choisir quel document elle entend communiquer et de s’écarter de ceux dont elle ne partage pas les conclusions."

Plus loin, il écrit: "L’accès à tout document officiel doit ainsi être garanti, d’autant plus que, en cas de pollution massive, comme en l’espèce, l’intérêt du public à être informé et à pouvoir se forger une libre opinion l’emporte sur un éventuel intérêt au maintien du secret et sur les relations entre la présumée source de la pollution au Mercure et l’Etat."

Vives réactions

"C'est faux de vouloir cacher quoi que ce soit", déclare l'ancien conseiller d'Etat valaisan Thomas Burgener, coprésident du Groupement d'intérêt mercure dans le Haut-Valais. Le socialiste explique que lorsqu'il a demandé pourquoi le dossier n'était pas rendu public, on lui a rétorqué qu'il date de 2011 et qu'il n'est plus d'actualité. "Si le dossier n'est pas rendu public, on donne l'impression qu'on cache quelque chose. »

De son côté, l’UDC parle "d’une décision historique" prise par le Tribunal cantonal. Le parti agrarien déclare qu’il va "exiger que ce rapport soit rendu public, et pas seulement pour le média qui l’avait demandé."

«Rien à cacher »

Le chef du Service de l’environnement, Joël Rossier, prend acte de la décision de justice.

Il déclare "n’avoir rien à cacher". Il explique que le rapport expose des scénarios sur les responsables de la pollution. En d’autres termes, il désigne d’éventuels responsables. "Derrière ces scénarios, il y a des gens. Difficile de les pointer du doigt alors que nos connaissances évoluent constamment."

Joël Rossier prend un exemple concret. Un scénario souvent répandu dit que les paysans ont étendus les sédiments pollués en raison de leur pouvoir fertilisant. "Or, si cela avait été l’unique explication, la pollution serait distribuée de manière régulière sur les parcelles, ce qui n’est pas le cas."

Le Conseil d'Etat a donc 30 jours pour rendre public le dossier mercure ou pour faire recours auprès du Tribunal fédéral. Comme le chef du Département concerné, Jacques Melly, est resté injoignable lundi, on ne sait pas si un recours sera déposé.

>>A lire aussi: passe d'armes entre la justice et le Service de l'Environnement


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