14.04.2017, 23:39

Un smiley à l’effigie d’Hitler sur la voiture d’un élu

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L’arrière de la voiture avec, notamment,  le smiley pastichant le Führer.

 14.04.2017, 23:39 Un smiley à l’effigie d’Hitler sur la voiture d’un élu

Un conseiller général UDC chablaisien conteste toute apologie du nazisme avec ses autocollants. La justice enquête.

Elu l’automne dernier au Conseil général de Collombey-Muraz sur une liste UDC, Jonathan Jomini a été dénoncé en début d’année par une lettre anonyme à la justice. Motif: sa voiture arborait des autocollants faisant référence à l’armée allemande. Le véhicule affichait aussi un smiley montrant un visage dont la mèche de cheveux et la moustache font clairement penser à...

Elu l’automne dernier au Conseil général de Collombey-Muraz sur une liste UDC, Jonathan Jomini a été dénoncé en début d’année par une lettre anonyme à la justice. Motif: sa voiture arborait des autocollants faisant référence à l’armée allemande. Le véhicule affichait aussi un smiley montrant un visage dont la mèche de cheveux et la moustache font clairement penser à Hitler. Le Ministère public valaisan vient de confirmer l’ouverture d’une instruction pénale. Cette dernière est en cours. Quant à l’élu, il a enlevé ces autocollants.

Discrimination raciale?

La citoyenne qui a dénoncé l’élu fait référence à l’art. 261 bis du code pénal. Celui-ci traite de la discrimination raciale et puni, notamment, toute personne qui, publiquement, aura propagé une idéologie visant à rabaisser ou à dénigrer de façon systématique les membres d’une race, d’une ethnie ou d’une religion.

La dénonciatrice, estime que «des autocollants font l’apologie du régime national-socialiste/nazi. Le caractère propagandiste de cette voiture est renforcé par le fait que M.Jomini est un élu.»

«Une dénonciation calomnieuse»

Contacté par «Le Nouvelliste», l’élu chablaisien, né en 1989 et qui exerce le métier de constructeur métallique, réfute toute accointance avec le nazisme. «Je suis au courant de cette dénonciation calomnieuse contre moi. Je ne fais aucunement l’apologie du IIIe Reich. Je suis simplement un fan de longue date de la marque VW.»

Selon M. Jomini, «l’autocollant sur la portière côté conducteur montre l’aigle allemand actuellement en vigueur et fait référence à la création de cette marque». Il ajoute: «Je me suis fait contrôler à plusieurs reprises par la police et je n’ai rencontré aucun problème.»

«Purement humoristique»

Quant à la croix de fer qui apparaît sous la plaque arrière, il s’agit, selon Wikipédia, d’une décoration militaire créée en 1813. Elle sert de symbole encore actuellement à l’armée allemande.

Reste le smiley… Jonathan Jomini assume sans problème: «C’est purement humoristique, en référence à l’origine de la marque VW.» Mais l’élu peut-il tout de même concevoir que ce smiley puisse choquer sur sa voiture? «Ça ne doit pas être pris au premier degré. Ces autocollants étaient sur mon véhicule depuis bien longtemps. Or, cette dénonciation est intervenue en début d’année, comme par hasard en période d’élections, à des fins de politique politicienne. Toutefois, pour éviter de froisser certaines susceptibilités ces autocollants ont été enlevés de ma voiture.»

De son côté, Jérôme Desmeules, coprésident de l’UDC du Valais romand, indique considérer «qu’il n’y a rien de pénal dans cette affaire. La justice devrait s’occuper d’autres choses».


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