12.08.2017, 00:01  

Noces d’or avec tous les Médor

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Georges Gaillard a une préférence pour les bergers allemands.

 12.08.2017, 00:01   Noces d’or avec tous les Médor

En 1967, Georges Gaillard ouvrait un premier chenil. 50 ans plus tard, l’accueil des animaux a bien changé, avec un chenil qui peut recevoir une centaine d’animaux.

«C’est peu dire que nous avons fait œuvre de pionnier dans la région en ouvrant notre premier chenil à la route du Léman, en 1967.» Sans forfanterie aucune, Georges Gaillard rappelle qu’il y a un demi-siècle, les Valaisans avaient d’autres préoccupations que de chercher à placer leur animal de compagnie pour pouvoir partir en vacances.

Pas de chien à la...

«C’est peu dire que nous avons fait œuvre de pionnier dans la région en ouvrant notre premier chenil à la route du Léman, en 1967.» Sans forfanterie aucune, Georges Gaillard rappelle qu’il y a un demi-siècle, les Valaisans avaient d’autres préoccupations que de chercher à placer leur animal de compagnie pour pouvoir partir en vacances.

Pas de chien à la maison!

C’est en constatant que des touristes ne trouvaient pas à qui confier leurs chiens avant de rallier leur chalet dans les stations valaisannes que Georges et un pote de Martigny ont l’idée d’ouvrir un refuge. «Après la disparition tragique de mon copain, j’ai décidé de concrétiser seul ce rêve un peu fou. Même si ma formation de monteur électricien ne me prédestinait pas vraiment à me lancer dans cette autre voie à l’époque complètement méconnue.»

Georges, qui s’était vu refuser par ses parents de prendre un chien à la maison, doit tout apprendre du comportement d’un animal et des soins à lui apporter. «J’ai fait mes armes au Club cynophile de Martigny avant de découvrir les rudiments du métier d’éleveur et de conducteur de chiens.» Les premiers pas sont hésitants, les débuts forcément compliqués à une époque où le Valaisan moyen n’a pas vraiment les moyens ni l’envie de dépenser de l’argent pour le bien-être de son compagnon à quatre pattes. «Mais la passion a été la plus forte», se souvient Georges.

Une centaine de chiens et 20 chats à choyer

Dès 1967, le Saxonin se lance dans l’élevage du berger allemand, qui restera sa race préférée. Suivront le setter irlandais, le teckel à poil dur et le bouvier bernois avant le Parson Russel Terrier. Georges Gaillard n’a pas besoin de grandes publicités pour fidéliser une clientèle qui ne cesse de grossir. Si bien que le Saxonin – entre-temps rejoint par son épouse Monique – doit songer à quitter les locaux de ses débuts pour ouvrir un nouveau chenil. Lequel ne va cesser de prendre du volume pour devenir aujourd’hui un refuge et une pension de quelque 20 000 m² qui a hébergé le week-end dernier une centaine de chiens et vingt… chats. «C’est l’espace qui fait toute la différence. L’animal qui vient chez nous doit se sentir en vacances, pas en punition», confie Monique. «La fidélité de nos clients – dont certains achètent une quatrième génération de chiots – prouve que nous avons eu raison de miser sur une installation moderne, confortable et d’une hygiène impeccable.»

Formateur pour la police

Le décor ne peut cependant pas tout faire. Il y a aussi la qualité de l’accueil et des soins prodigués par Georges, Monique et aujourd’hui leur fils Mikael. Car Georges a depuis toujours mis un point d’honneur à étoffer ses connaissances et compétences dans le domaine de l’éducation de la race canine. «A l’armée, je m’occupais de chiens. Puis j’ai travaillé pour la police cantonale afin d’améliorer la technique d’entraînement de leurs bergers.»

Le propriétaire du chenil de la Pierravoir ne compte pas non plus les récompenses obtenues sur le plan national et international dans les concours dont il est devenu ensuite un expert écouté. Impossible bien sûr dans ces conditions d’imaginer Georges tourner définitivement le dos à ses protégés. «On va continuer d’habiter au cœur même du chenil et on pourra toujours donner un coup de main au fiston quand il le voudra.»

L’attelage, l’autre passion

Georges aura simplement un peu plus de temps pour s’adonner à son autre grande passion: l’attelage. «C’est mon épouse Monique qui m’a fait découvrir les joies de l’équitation.» A la suite de problèmes de dos, il se rabat sur l’attelage et profite d’une des étapes de l’agrandissement de son chenil-refuge pour y aménager des box afin de pouvoir héberger confortablement ses trois Cob normands. Tout en transformant des entrepôts en garage à calèches, véritable caverne d’Ali Baba riche de nombreux trésors. «Comme cette chaise de docteur de 1898 ou ce traîneau qui a transporté le prince Charles et Lady Di», décrit des étoiles dans les yeux Georges Gaillard. Heureux à chaque fois qu’il peut parader aux commandes d’une de ces voitures d’époque. «Lors de mariage, d’anniversaires ou de sorties d’entreprise.»

Infos sur www.chenilpierravoir.ch

La chienne de cloclo, le film de depardieu

En un demi-siècle d’activités, Georges Gaillard a bien sûr tissé un sacré réseau de connaissances et compilé une belle série d’anecdotes. Sa passion pour les chiens l’ayant notamment amené à côtoyer le show bizz. «Cela a commencé en 1968 déjà lorsque Claude François est venu à Saxon pour nous acheter Asta, une femelle berger allemand qui a par la suite fait l’objet d’un article dans le journal «Salut les copains.» Quelques années plus tard, Georges Gaillard a pu mettre ses compétences en matière d’éducation canine au service du septième art. «En 1993, notre chienne Tina a été choisie pour tourner dans le film «Le ciel pour témoin» avec notamment Jean Yanne et Véronique Jannot.» Deux ans plus tard, c’est carrément le chenil de la Pierravoir qui sert de décor au tournage de plusieurs scènes du film «Ricky» qui mettait en scène Guillaume Depardieu et Jean-François Stevenin. pg


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