12.08.2017, 18:15

La stérilisation féline divise

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Le trappage puis la stérilisation des chats errants durant le mois d'août divise.

 12.08.2017, 18:15 La stérilisation féline divise

Animaux L’association des Chats du Robinson lutte contre le trappage des chats errants durant l’été. Pour la SPA Valais, le procédé peut être effectué à n’importe quelle période de l’année.

Faut-il stériliser les chats errants durant le mois d’août? La question fait débat auprès des organisations protectrices des animaux. Dans un message publié sur son compte Facebook le 6 août dernier, l’association Les Chats du Robinson explique recevoir de nombreuses sollicitations de la part de particuliers souhaitant trapper les chats abandonnés dans le Valais central. «C’est la pire...

Faut-il stériliser les chats errants durant le mois d’août? La question fait débat auprès des organisations protectrices des animaux. Dans un message publié sur son compte Facebook le 6 août dernier, l’association Les Chats du Robinson explique recevoir de nombreuses sollicitations de la part de particuliers souhaitant trapper les chats abandonnés dans le Valais central. «C’est la pire période de l’année pour le faire, en particulier lorsque l’on parle des femelles, argue Corinne Margelisch, présidente de l’association Les Chats du Robinson, basée à Granges.

Le trappage, c’est ce procédé qui consiste à capturer les chats errants dans des cages spécialement conçues à cet effet, avant de les stériliser et inhiber ainsi leur envie de se reproduire. «En ce moment, bon nombre de minettes sont en gestation avancée ou viennent de mettre bas… nous avons d’ailleurs eu trois naissances la semaine dernière, poursuit Corinne Margelisch. Trapper une femelle allaitante puis la stériliser chez un vétérinaire, c’est priver les chatons de leur mère durant 24 à 48 heures.»

Un laps de temps durant lequel les petits sont exposés aux prédateurs que sont la fouine ou le renard. Responsable de la Fondation Chats des Rues du Bouveret, Francine Poscio trappe les chats errants depuis 28 ans. Elle explique elle aussi ne jamais lancer de campagne de stérilisation durant l’été. «Les nouveaux nés ont constamment besoin de la présence de leur mère.»

Peu importe la période selon la SPA

De son côté, la SPA Valais annonçait fin juillet via Facebook être à la recherche de bénévoles pour trapper les minets de la commune d’Ardon. Car si aucune statistique n’indique clairement le nombre de chats errants qui peuplent le canton du Valais, associations et particuliers ont vu leur population croître ces dernières années.

Mais alors, trapper et stériliser les femelles à cette période de l’année, un danger réel ou non? «Pour nous, août n’est pas une période pire que les autres», lance Manuela Roux, une membre de la SPA Valais qui trappe  les chats errants depuis sept ans. A une exception près, elle explique ne pas avoir aperçu de femelles en gestation avancée ces dernières semaines. «J’ai plutôt vu des petits qui ont entre 2 et 3 mois. Ils sont actuellement assez matures pour que nous trappions leur mère.»

Le trappage des chats errants s'effectue au moyen de cages spécialement conçues à cet effet. Suite à cela, les chats sont amenés chez le vétérinaire, où ils sont stérilisés puis relâchés dans leur Habitat naturel. 

Faire appel aux spécialistes

Si le caractère propice – ou non – du trappage des femelles durant le mois d’août divise, l’association des Chats du Robinson et la SPA Valais s’accordent sur les critères à prendre en compte avant d’opérer. Parmi ceux-ci, l’âge des chatons arrive en tête de liste. «Nous ne stérilisons jamais une femelle dont les petits ont moins de sept semaines, confie Corinne Margelisch. Cette opération chamboule la minette, qui peut ne pas se laisser téter durant deux à trois jours.»

Des propos corroborés par Manuela Roux, qui explique prendre un maximum de précautions avant d’effectuer un trappage. En particulier lorsqu’elle est en présence d’une chatte prête à mettre bas. «Je ne trappe pas non plus les femelles en phase de gestation avancée. Si par mégarde cela devait se produire, je fais toujours en sorte de trouver un lieu où la femelle peut faire ses petits en toute sécurité.»

Pour autant, distinguer les chattes portantes de celles allaitantes n’est pas toujours chose aisée pour qui n’y connaît rien. Selon Claire Zen-Ruffinen, l’adjointe au vétérinaire cantonal, «en cas de doute, la palpation s’avère nécessaire. Mais il vaut mieux faire appel à un spécialiste. Cela évite les dégâts».

Rompues à l’exercice, Manuela Roux et Corinne Margelisch se disent quant à elles toujours prêtes à venir en aide aux particuliers. Pour le bien-être de ces chers petits félins.


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