11.11.2017, 00:01

Fantasmes devenus réalité

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Les haut-parleurs sont dorénavant équipés d’assistants numériques, obéissant à la parole.

 11.11.2017, 00:01 Fantasmes devenus réalité

Par Kurt Haupt

INFORMATIQUE Certaines idées technologiques des films des années 1960 et 1970 sont aujourd’hui devenues réelles, bien que perfectibles.

Depuis leur apparition dans des films de science-fiction des années 1960 et 1970, certaines idées de technologies sont devenues réalité. Certes, les techniques d’avant-garde alors présentées, telles que des aides à la traduction ou l’intelligence artificielle, fonctionnaient à la perfection, ce qui n’est pas encore vraiment le cas actuellement.

Apparu en 1978 dans la série de romans de science-fiction «Le...

Depuis leur apparition dans des films de science-fiction des années 1960 et 1970, certaines idées de technologies sont devenues réalité. Certes, les techniques d’avant-garde alors présentées, telles que des aides à la traduction ou l’intelligence artificielle, fonctionnaient à la perfection, ce qui n’est pas encore vraiment le cas actuellement.

Apparu en 1978 dans la série de romans de science-fiction «Le guide du voyageur galactique», «Bable Fish» est une espèce de poisson que les protagonistes de l’histoire placent dans leur oreille et qui leur permet de comprendre automatiquement n’importe quel langage. Dans le film «Men in black», les héros ne portent pas uniquement des lunettes de soleil noires, mais aussi des écouteurs effectuant des traductions simultanées.

Quarantaine de langues

A partir du mois prochain, Google commercialisera des écouteurs de ce type. Accompagnés de l’app de traduction pour smartphone du géant américain d’internet, l’appareil, appelé «Pixel Bud» et vendu pour environ 200 francs, promet d’être en mesure de traduire une quarantaine de langues.

Mais ces Pixel Buds démontrent aussi qu’il faudra encore attendre bien des années avant de disposer d’un outil de traduction simultanée aussi efficace que «Babel Fish». D’ailleurs, l’appareil de Google ne traduit pas tout seul, celui-ci envoyant en fait un enregistrement vers le smartphone.

Pas encore suffisamment intelligent pour traduire, le smartphone va lui transmettre l’enregistrement via internet vers les centres de calcul du groupe américain, qui effectuent la traduction. Il n’en reste pas moins que le potentiel de ce genre d’appareils est immense.

Réalité virtuelle

Au Japon, Fujitsu teste dans plusieurs hôpitaux un dispositif portable à peine plus grand qu’un badge d’identification et qui, comme ce dernier, se fixe à une blouse. L’appareil peut traduire les propos d’un patient parlant une langue étrangère, comme ceux du personnel et les transmettre par le haut-parleur intégré. Fujitsu compte commercialiser ce système l’an prochain.

Dans la série TV «Star Trek», les héros fatigués par leurs batailles dans l’espace peuvent jouir du repos du guerrier dans un «holodeck», une salle recréant un Environnement virtuel basé sur l’imagerie holographique. Si les enfants s’ennuient, ils peuvent toujours essayer les lunettes «HoloLens» de Microsoft. Celles-ci vont mixer des images virtuelles avec l’environnement dans lequel évoluent leurs utilisateurs.

Les adolescents qui veulent participer à une fête virtuelle avec leurs grosses lunettes «HoloLens» peuvent le faire en se connectant sur le site thewavevr.com. Et les parents peuvent en faire de même via la plateforme nextvr.com pour assister à des concerts ou des événements sportifs. Le fournisseur promet des ambiances dignes des premiers rangs, tout en restant bien calé dans le sofa.

Les échecs plus faciles

Reste que si les environnements créés dans «Star Trek» peuvent aussi apparaître comme menaçants, les utilisateurs des actuelles lunettes de réalité virtuelle doivent quant à eux se contenter des mondes aux apparences très simples et plutôt pauvres en détails. Sans compter que pour certains, l’aventure virtuelle pourrait même s’achever avec des nausées.

Au cinéma ou dans la littérature, les ordinateurs disposant d’une intelligence propre sont également de la partie, comme par exemple HAL 9000 dans «L’odyssée de l’espace» ou encore Kit dans la série «Knight Rider».

L’idée d’intelligence artificielle se retrouve actuellement dans les «chatbots», soit des robots qui permettent de clavarder sur les réseaux sociaux Facebook, Twitter ou des pages internet spécifiques.

A l’adresse www.facebook. com/ timetablesearch, il suffit d’entamer une discussion pour obtenir des informations sur les horaires des transports publics en Suisse. Plus sophistiqué, le chatbot présent sur la page http://www.mitsuku.com est disponible pour une discussion sur le temps qu’il fait, mais aussi sur la confection de sushis.

Dans la pratique cependant, les chatbots démontrent rapidement qu’il reste plus facile pour un ordinateur de gagner une partie d’échecs que d’entretenir une conversation avec un être humain. ATS


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