27.10.2017, 19:28

Ski alpin: Justin Murisier entame la saison avec des grosses ambitions

Abonnés
chargement
Justin Murisier espère grimper sur les podiums de Coupe du monde.

 27.10.2017, 19:28 Ski alpin: Justin Murisier entame la saison avec des grosses ambitions

Coupe du monde Enfin épargné par les pépins physiques, Justin Murisier aborde la nouvelle saison avec le désir de grimper sur les podiums. Dès dimanche sur le glacier du Rettenbach à Sölden?

T-shirt ample et casquette vissée, c’est en toute décontraction que Justin Murisier enchaîne les sollicitations médiatiques dans le hall de l’hôtel Erhart où loge l’équipe de Suisse de ski à Sölden. Sur les lèvres de tous les journalistes revient inlassablement la même question: est-ce enfin l’année du skieur valaisan? Comme dans le portillon de départ, le Bagnard n’est...

T-shirt ample et casquette vissée, c’est en toute décontraction que Justin Murisier enchaîne les sollicitations médiatiques dans le hall de l’hôtel Erhart où loge l’équipe de Suisse de ski à Sölden. Sur les lèvres de tous les journalistes revient inlassablement la même question: est-ce enfin l’année du skieur valaisan? Comme dans le portillon de départ, le Bagnard n’est pas du genre à se défiler devant les micros. S’il admet comme tout skieur qui se respecte «prendre course après course», il avoue se fixer naturellement «de plus en plus de gros objectifs».

 

 

Légitime au regard des deux précédentes saisons de Justin Murisier, 13e de la dernière Coupe du monde de géant, qui l’ont vu tutoyer les meilleurs skieurs de la planète, sans toutefois parvenir à y accrocher un podium. La faute à pas de chance parfois - à trois reprises sur le podium provisoire d’un géant ou d’un combiné l’hiver dernier, il avait été prétérité par des conditions météorologiques changeantes –, mais également à un trop-plein de fougue mal canalisé de temps à autre. «Je sais que si je ne sors pas du tracé, je réalise de supers résultats dans le top 15, voire dans les 10.» Son défaut? «Un certain manque de constance sur toutes les neiges», glisse-t-il, lui qui se plaît davantage sur les terrains pentus et verglacés.

Plus réfléchi

A 25 ans, l’homme n’est plus un jeune premier sur le circuit et a acquis une certaine expérience du haut niveau. «Justin a encore mûri ces derniers mois. Il semble plus réfléchi. Il peut réaliser ce pas en avant», certifie l’ancien skieur William Besse, spectateur attentif  à la progression de son compatriote bagnard. «Il a un touché de neige intéressant, même s’il se montre parfois encore trop dur sur ses appuis. C’est à ce niveau qu’il possède une marge de progression.»

>> A lire aussi: Des nouveaux skis de géant pour moins de blessures

Le skieur de Verbier, station avec laquelle il a établi un partenariat pour cinq courses, est d’ailleurs tout à fait conscient de ses qualités, mais il reste modeste. «Je ne dois pas encore me voir sur le podium. Il ne faut pas oublier qu’il y a un gros niveau en géant», lance-t-il en faisant référence à Marcel Hirscher, convalescent et absent pour ce week-end de reprise, et Alexis Pinturault qui trustent le plus souvent les deux premières places de la discipline. «Derrière, nous sommes quinze à nous battre pour la troisième place.» Toujours à l’aise sur le glacier du Rettenbach à Sölden, le Valaisan briguera demain le haut du tableau. «Je pars dans l’idée de faire aussi bien que l’année dernière (ndlr: 7e). Je ne m’élancerai pas pour uniquement jouer la qualification pour la deuxième manche.»

 

Good morning People #giantslalom

Une publication partagée par Justin Murisier (@justin_murisier) le

Ski sans douleur

Il peut se montrer ambitieux, d’autant plus qu’il glisse désormais sans douleur sur ses nouvelles lattes de géant dont le rayon de courbure a été diminué par la FIS. «Je me sens davantage en sécurité sur mes skis. Je n’ai plus à me préoccuper de mon dos et de mes genoux.» Pour la première fois depuis plusieurs saisons, il a pu réaliser une préparation estivale sans avoir besoin de se ménager. «J’ai davantage pu bosser mon tronc et la stabilité que les autres années. C’est un petit pas qui va certainement se ressentir sur l’ensemble de la saison.»
Un hiver qu’il peut légitimement ambitionner avec des desseins de podiums. «J’ai le droit d’y rêver et d’espérer.»

>> A lire aussi: la nouvelle saison de Coupe du monde de ski en six questions

 


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top