27.10.2017, 17:30

Le Valaisan Sébastien Carron a été abandonné par sa fidèle Fiesta R5 avec laquelle il a remporté ses plus beaux succès

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La 58e édition du rallye international du Valais a pris fin aux casernes pour le triple champion de Suisse Sébastien Carron.

 27.10.2017, 17:30 Le Valaisan Sébastien Carron a été abandonné par sa fidèle Fiesta R5 avec laquelle il a remporté ses plus beaux succès

bilan Triple champion de Suisse et vainqueur en titre du Rallye international du Valais, Sébastien Carron a été trahi vendredi matin par sa Fiesta R5 avec laquelle il a partagé d'inoubliables instants.

Ils s’étaient tous donné rendez-vous. Famille, amis, connaissances, passionnés. Sébastien Carron était sur le point de terminer son premier tour de la spéciale en boucles des Casernes devant tout ce monde lorsque sa fidèle Fiesta R5 l'a abandonné. Plaqué, là, au milieu. Sans rien dire à personne. Elle qui avait permis au Valaisan, quelques semaines plus tôt, de coiffer...

Ils s’étaient tous donné rendez-vous. Famille, amis, connaissances, passionnés. Sébastien Carron était sur le point de terminer son premier tour de la spéciale en boucles des Casernes devant tout ce monde lorsque sa fidèle Fiesta R5 l'a abandonné. Plaqué, là, au milieu. Sans rien dire à personne. Elle qui avait permis au Valaisan, quelques semaines plus tôt, de coiffer une troisième couronne nationale.

Elle qui lui avait permis de décrocher dix victoires – dont neuf de rang – sur les onze dernières manches du championnat de Suisse des rallyes disputées sur l’ensemble des deux dernières saisons. Cette Fiesta qui l’avait également accompagné début juin, lorsque Sébastien Carron devança l’octuple champion du monde Sébastien Loeb au terme de la première journée du Rallye du Chablais.  

Elle s’est tue sans plus jamais répondre

Vendredi, en début de quatrième spéciale de ce Rallye international du Valais qui aurait dû prendre des airs de tournée de remerciement, elle décida de lâcher, telle une malpropre, celui qui lui avait pourtant offert des instants et des succès inoubliables. La R5 lui avait d’ailleurs déjà fait une scène de ménage lors de la deuxième épreuve chronométrée de la journée entre Euseigne et Mâche.

Une scène qui a coûté une dizaine de secondes à Sébastien Carron. A croire qu’elle ne s’était pas levée du bon pied en ce vendredi matin… «Elle s’est éteinte d’un coup. Sur l’ES2, on a pu la redémarrer. Mais aux Casernes, impossible de la faire repartir. Elle n’avait apparemment plus envie de continuer», regrette Sébastien Carron, rattrapé par l'intraitable loi du sport mécanique. «Elle nous avait bien épargnés jusque-là. J’aurais bien aimé terminer la saison sur une note positive. Mais il faut accepter cette loi qui fait partie intégrante de notre discipline.» 

Devant des pointures de la discipline

La déception se fait entendre. On peut la comprendre. Avant son abandon sur ennui électrique, le Valaisan menait le bal. «C’est rageant. Ça l’est encore davantage parce qu’on n’a pas souvent l’occasion de se mesurer à des pilotes européens. Alors quand vous occupez la tête du général devant des pilotes comme Abbring, Casier ou Basso et que vous êtes contraints à l’abandon… On aurait vraiment aimé se battre avec eux jusqu’à la fin, histoire de voir ce que l’on vaut.» 

De se positionner devant de tels pilotes, en tête du Tour European Rally (TER) ou encore vainqueur du dernier Rallye d’Ypres, relève d'un authentique exploit. Le triple champion de Suisse l’a réussi vendredi matin. «C’est une grande fierté d’avoir pu placer ma voiture devant la leur. Mais l’abandon est d’autant plus dur à accepter.» Son copilote Jérôme Degout, qui l’avait déjà accompagné dans le Jura en début d’année, tient à le  rassurer. «Il a passé un cap. C’est impressionnant. Je peux vous dire qu’il est au bénéfice d’un sacré pilotage. Le potentiel est assurément là», dit-il.

Ce compliment venant de la part d’un champion de France, Sébastien Carron peut quitter cette saison 2018 la tête haute. 

L’aventure continuera

«On était en train de réaliser quelque chose de bien. On a quand même pu prouver que les petits Suisses se débrouillaient pas si mal que ça…» se félicite le Valaisan. S’il arbore un sourire timide, son cœur balance encore. Entre déception et enchantement. Ne dit-on pas que la gourmandise est l’un des sept péchés capitaux?

Sébastien Carron aurait tellement voulu inscrire son nom une deuxième fois au palmarès du Rallye international du Valais, goûter à cette cerise d’un gâteau pourtant déjà copieusement fourni. «C’est difficile à accepter. Mais ça l’aurait été encore davantage si l’on n’avait pas déjà décroché le titre de champion de Suisse.» Sébastien Carron finit par pardonner son infidélité à sa R5. D’ailleurs, leur aventure devrait se poursuivre. Pas ce samedi puisque le Valaisan ne repartira pas en super rallye, mais dès 2018. «Rien n’a encore officiellement été décidé pour l’année prochaine. Mais on va encore rouler, oui.»

 


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