26.10.2017, 17:00

Rallye: la super-spéciale des casernes a vu le jour il y a cinquante ans

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Michel Rudaz et Philippe Carron, tous deux anciens champions suisses des rallyes, ont participé au rallye international du Valais en 1967 lorsque les équipages découvrirent pour la première fois la super-spéciale des casernes.

 26.10.2017, 17:00 Rallye: la super-spéciale des casernes a vu le jour il y a cinquante ans

Rallye international du Valais Les équipages du Rallye international du Valais se frotteront lors de la première journée vendredi à un mythe: la super-spéciale des casernes, appréciée ou mal-aimée, née il y a cinquante ans.

On utilise certainement un raccourci en la qualifiant d’appréciée ou de mal-aimée. Toujours est-il que c’est souvent de cette manière que la super-spéciale des casernes est décrite par les pilotes qui s’y aventurent depuis cinquante ans très exactement. «A son origine, elle a tout de même été créée pour le public, pour faire connaître encore davantage le rallye. D’ailleurs, elle...

On utilise certainement un raccourci en la qualifiant d’appréciée ou de mal-aimée. Toujours est-il que c’est souvent de cette manière que la super-spéciale des casernes est décrite par les pilotes qui s’y aventurent depuis cinquante ans très exactement. «A son origine, elle a tout de même été créée pour le public, pour faire connaître encore davantage le rallye. D’ailleurs, elle n’emprunte pas un véritable tracé de notre discipline», confient Philippe Carron et Michel Rudaz, tous deux anciens champions de Suisse, présents en 1967 lorsque les participants du «Rallye du Vin» découvrirent pour la première fois cette spéciale en boucles.

«Ce n’est pas ici que les pilotes prennent leur pied. Elle permettait par contre aux organisateurs d’encaisser quelques sous puisque l’entrée y était déjà payante, comme aujourd’hui», ajoute le premier nommé en souriant. Si Philippe Carron avoue ne pas avoir forcément porté ce tracé dans son cœur, Michel Rudaz, double vainqueur sur les routes valaisannes, semble lui y avoir éprouvé davantage de plaisir. «Surtout avec l’Alpine-Renault, qui me permettait de gagner du temps sur cette spéciale dès 1972», s’amuse-t-il.  Appréciée ou mal-aimée. Comme on le disait. Confirmé par les deux anciens pilotes, aujourd’hui âgés de 73 et 87 ans. 


Piégeuse depuis un demi-siècle


A la lecture du compte rendu du 2 octobre 1967 du «Nouvelliste du Rhône», on apprend que cette super-spéciale, qui se plaira certainement à feinter quelques équipages aujourd’hui dès 12 h 30 puis à 17 h 30 lors du second passage, faisait déjà des siennes il y a un demi-siècle.

«A la caserne de Sion, sur un circuit sinueux qu’il fallait parcourir en 1’48, les concurrents durent démontrer leur virtuosité. Nous eûmes aussi quelques instants d’émotion: quelques voitures sortirent de la route et firent une promenade dans les prés avant d’y revenir; le tout sans mal bien sûr mais avec une perte de temps appréciable», peut-on notamment lire.

«La Ford-Cortina de Gassner-Vogler n’eut pas de chance: elle manqua le dernier virage avant l’arrivée et alla s’aplatir contre un arbre sous nos yeux! Par bonheur, aucun blessé, seulement des dégâts matériels. Les émotions continuèrent à cet endroit fatidique avec deux autres voitures qui filèrent dans les décors. On ne joue pas impunément les Fangio surtout en prenant une courbe en S!» apprend-on encore.  Philippe Carron a lui aussi connu quelques mésaventures sur ce tracé. «Je crois bien que je suis tombé une fois en panne», rigole le papa du triple champion national Sébastien Carron

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La tentation du frein à main


La spéciale est restée identique à celle que les équipages empruntent de nos jours, à la différence que «l’on ne remontait pas vers la ferme», précisent les deux Valaisans. C'est l’entre-spéciale qui a changé. «A l’époque, on s’arrêtait chez des encaveurs pour des dégustations de vin. On était noté et on pouvait gagner ou perdre des points», rappellent en rigolant Michel Rudaz et Philippe Carron.

Ce qui n’a pas changé? Les différents profils de pilotes. Ceux qui, notamment, cherchent à assurer le spectacle en tirant le frein à main dès qu’ils en ont l’occasion. Et les autres, qui veulent négocier les courbes le plus proprement possible. «Ceux qui le font pour l’animation peuvent perdre de précieuses secondes. Si vous jouez les avant-postes, vous n’allez par contre pas vous amuser à trop déraper dans les virages», concluent les deux anciens pilotes, qui ne manqueront pas de suivre l’édition 2017.   

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