24.10.2017, 17:00

Rallye du Valais: Xavier Craviolini et Yannick Micheloud, en couple dans la voiture et dans la vie

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Xavier Craviolini et Yannick Micheloud disputent leur 15e Rallye du Valais et sont amoureux depuis bientôt quinze ans.

 24.10.2017, 17:00 Rallye du Valais: Xavier Craviolini et Yannick Micheloud, en couple dans la voiture et dans la vie

RALLYE INTERNATIONAL DU VALAIS Xavier Craviolini et Yannick Micheloud disputent leur 15e Rallye du Valais et sont amoureux depuis bientôt quinze ans. Le sport est un ciment dans leur vie de couple au quotidien.

«Et dire que certains avaient prédit que le rallye finirait par nous séparer...» Yannick Micheloud, 42 ans et Xavier Craviolini, 47 ans, sourient volontiers de ces craintes au début de leur relation. La passion du rallye, qu’ils ont longtemps entretenue chacun de leur côté, les a au contraire rapprochés. Au sens propre comme au figuré. «Nous nous sommes rencontrés...

«Et dire que certains avaient prédit que le rallye finirait par nous séparer...» Yannick Micheloud, 42 ans et Xavier Craviolini, 47 ans, sourient volontiers de ces craintes au début de leur relation. La passion du rallye, qu’ils ont longtemps entretenue chacun de leur côté, les a au contraire rapprochés. Au sens propre comme au figuré. «Nous nous sommes rencontrés dans un fitness en mars 2003, précisent-ils. Six mois plus tard, nous étions au départ du «Valais». A la base, l’expérience aurait dû rester unique.»

Or, près de quinze ans plus tard, ils sont toujours dans une voiture. Mieux. Ils forment un couple très solide dans la vie, un couple qui multiplie les activités sportives. «Vélo, course à pied, ski alpinisme, ski de fond, nous faisons tout à deux. Nous avons même pris part au grand parcours de la Patrouille des Glaciers

Des rôles bien définis et assumés

Le sport, c’est donc le ciment de leur union. Le rallye, en particulier, occupe bien leurs loisirs puisqu’ils disputent, chaque année, entre trois et cinq manches du championnat de Suisse. «La première fois, c’était vraiment l’aventure, se souvient Xavier Craviolini. J’avais passé ma licence en juillet. Deux mois plus tard, j’étais au volant d’une Renault Clio du groupe N.

En 2004, nous avons acheté notre première voiture. Jusqu’à l’année passée, nous étions toujours propriétaires de notre véhicule. Depuis lors, nous louons la voiture. C’est plus simple, moins de souci, il n’y a plus d’entretien et ce n’est pas forcément plus cher à la fin. Nous roulerons avec une Peugeot R2, moins puissante mais elle dispose d’un super châssis.»

Depuis bientôt quinze ans, Xavier Craviolini tient donc le volant. Et Yannick Micheloud les notes. L’un et l’autre n’ont jamais envisagé d’échanger leur place. Et ça ne risque pas d’arriver. «Je ne ressens aucune frustration, assure-t-elle. Dans notre couple, nous avons chacun notre rôle. J’aime bien organiser; c’est moi qui réserve les vacances, par exemple. En quinze ans, même en rallye, nous sommes restés fidèles l’un à l’autre. Xavier n’a jamais piloté avec quelqu’un d’autre. Et moi, malgré des propositions pour être la navigatrice d’autres pilotes, je n’ai jamais répondu. Le sport, c’est notre truc, quelque chose qu’on partage au quotidien.»

Une activité qui les rapproche plus qu’elle ne les éloigne l’un de l’autre. «Il n’y a jamais de prise de tête entre nous, assure Xavier Craviolini. Je suis plus impulsif, plus sanguin. Yannick est plus calme, plus mesurée. Entre nous deux, ça fonctionne très bien.»

Une confiance réciproque

Yannick Micheloud, copilote, fait entière confiance à son pilote et compagnon. «Ce n’est pas une tête brûlée, je sais qu’il ne prend pas de risques inconsidérés. Avec lui, je monte dans la voiture les yeux fermés.»

Et Xavier Craviolini, que pense-t-il de sa navigatrice? «Elle est très bien organisée, méticuleuse, précise dans la prise des notes. Elle prend ça à cœur. Moi aussi, je la suis les yeux fermés... Je suis admiratif parce que je ne pourrais pas m’asseoir sur le siège passager.»

Une sortie de route en Italie

Les deux citoyens de Bramois n’auront pas d’autres prétentions que de terminer le rallye. D’une part, parce qu’ils n’ont pas toujours été très heureux en Valais. D’autre part, parce qu’ils ont été contraints trois fois à l’abandon en 2017. «Deux problèmes mécaniques et une sortie de route, glisse le pilote. Au Cuneesi, j’ai commis une erreur. Nous avons eu de la chance. La voiture aussi d’ailleurs parce qu’elle n’a quasiment rien.» «C’est la première fois que j’ai eu peur, avoue Yannick Micheloud. Cette fois, nous tenons à voir l’arrivée.»
 

>> A lire aussi: Rallye du Valais: le secret des reconnaissances du triple champion suisse Sébastien Carron


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