14.10.2017, 00:01

Des paysannes désavantagées

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En Suisse, il n’existe pas de statistiques claires sur le revenu des agricultrices.

 14.10.2017, 00:01 Des paysannes désavantagées

DROITS DES FEMMES Beaucoup de travail et une maigre retraite pour les agricultrices

La part de femmes actives dans l’agriculture en Suisse est inférieure à la moyenne mondiale. A l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales, qui se tient demain, les paysannes suisses pensent avant tout à leurs consœurs de pays moins favorisés. Les près de 56 500 actives dans l’agriculture en Suisse représentent 36% de sa main-d’œuvre. Dans le monde,...

La part de femmes actives dans l’agriculture en Suisse est inférieure à la moyenne mondiale. A l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales, qui se tient demain, les paysannes suisses pensent avant tout à leurs consœurs de pays moins favorisés. Les près de 56 500 actives dans l’agriculture en Suisse représentent 36% de sa main-d’œuvre. Dans le monde, cette part monte à 43%, indique l’Union suisse des paysannes et des femmes rurales (USPF).Les femmes actives dans l’agriculture dans le monde sont plus souvent exploitantes, ou propriétaires, que leurs consœurs en Suisse: une sur cinq en moyenne, contre moins d’une sur cinquante en Suisse. Une situation en apparence plus favorable, mais qu’il faut nuancer. Ces dernières, en effet, préparent et transforment les aliments, tout en accomplissant les tâches domestiques. Leurs journées de travail sont plus longues que celles des hommes, affirme l’USPF. Cette dernière relève qu’elles atteignent jusqu’à 17 heures de plus par semaine au Bénin.S’il n’existe pas de statistiques claires sur leur revenu provenant de cette activité en Suisse, la proportion estimée de femmes qui perçoivent une part du revenu de l’exploitation agricole est faible, affirme l’USPF. En conséquence, leur prévoyance vieillesse et leurs assurances sociales sont maigres.Pourtant, par leur travail et leur engagement dans l’agriculture, les paysannes contribuent au développement du tissu social et économique et des activités agricoles dans les régions périphériques, constate l’USPF. Elles assurent des prestations en faveur de la société qui ne sont ni reconnues ni rémunérées. Cette situation doit changer, affirme l’USPF. ats


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