13.11.2017, 00:01

Cinquante nuances de lait

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Le lait végétal remplace le lait traditionnel que les véganes ne peuvent pas consommer.

 13.11.2017, 00:01 Cinquante nuances de lait

MONTHEY Un atelier a été organisé dans le cadre du mois végane pour apprendre à réaliser son propre lait. Sans lactose évidemment...

Onze laits différents et surtout sans lactose attendaient les curieux qui ont répondu à l’invitation de l’association Pour l’égalité animale samedi soir à Monthey. «Vous êtes mes cobayes», a plaisanté Laurence Degand, cuisinière du jour avant de commencer la dégustation. Amandes, quinoa, riz, sésame, coco, etc., se sont succédé. Au jeu des devinettes, pas toujours facile de déterminer l’ingrédient...

Onze laits différents et surtout sans lactose attendaient les curieux qui ont répondu à l’invitation de l’association Pour l’égalité animale samedi soir à Monthey. «Vous êtes mes cobayes», a plaisanté Laurence Degand, cuisinière du jour avant de commencer la dégustation. Amandes, quinoa, riz, sésame, coco, etc., se sont succédé. Au jeu des devinettes, pas toujours facile de déterminer l’ingrédient avec lequel le lait a été réalisé. «On parle de lait mais c’est davantage un jus végétal», a précisé la cuisinière entre deux services. Une cuisinière qui a découvert ces breuvages dans un premier temps pour des raisons de Santé. «Je ne supportais plus le lactose, je me suis donc mise à la recherche d’autres solutions. Il m’a suffit ensuite de commencer à cultiver mon propre jardin pour me rendre compte que l’éventail des saveurs et des goûts était beaucoup plus varié que dans un repas carnassier traditionnel. C’est comme ça que je suis devenue végane.»

Présents par curiosité et pour les recettes

Depuis, épaulée par sa fille, Laurence a créé Mam&Co et elle propose des dégustations de repas véganes. Samedi au magasin bio et vrac Chez Mamie, le duo proposait un apéritif végane après la dégustation de laits. «Presque tout a été réalisé à base d’okara, à savoir la pulpe restant après la réalisation du lait.» Si l’explication ne paraissait pas très savoureuse de prime abord, le résultat autant visuel que gustatif était vraiment à la hauteur. L’apéro aura aussi été l’occasion d’aller à la rencontre de la petite quinzaine de convives présents et d’en apprendre plus sur leurs aspirations. «Je suis grandement végétarienne mais pas végane. Je n’adhère pas totalement au concept. On va dire que je trace ma voie. Je suis venue ce soir pour grappiller des infos ainsi que des techniques et des astuces», a lâché Laurence Von Moos. A côté, Christophe Auvigne admettait ne pas être végane non plus. «Je mange même de la viande mais comme ma copine est végane, je l’ai accompagnée pour découvrir de nouvelles choses.» Même le mari de la cuisinière concédait faire quelques écarts: «C’est pas facile en Valais avec certaines habitudes très conviviales comme la raclette ou la fondue. Et qui pourrait se passer d’un bout de viande séchée ou de lard?» Si certains s’autorisent des écarts, d’autres sont plus rigoureux. Et ils sont de plus en plus nombreux. «On voit vraiment une augmentation du nombre de végétariens ainsi que des véganes. Il y a de plus en plus d’engouement», a conclu Doris Jeanneret, gérante du magasin Chez Mamie.

Le mois végane continue avec de nombreuses activités. Renseignements sur facebook.com/moisvegane

LE COUP DE CŒUR: LA NOIX DE CAJOU

De l’avis de la majorité des personnes présentes, le lait à la noix de cajou l’emporte sur ses concurrents. C’est le plus onctueux et le plus doux des laits testés. C’est aussi le coup de cœur de Laurence Degand, la cuisinière: «La noix de cajou convient autant aux préparations salées que sucrées. On peut l’utiliser comme crème fraîche, pour les laits, les desserts, etc.» Laurence Degand a même expérimenté tout récemment une fondue avec cet ingrédient. «On obtient la même onctuosité qu’avec du fromage. Nous avons évidemment ajouté des chanterelles et du coulis de tomates pour un résultat très intéressant et nettement plus digeste que la version avec du lactose.» Autre avantage de la noix de cajou, il n’y a aucun reste une fois la recette réalisée. La noix de cajou est par contre le plus cher des ingrédients utilisables.

RECETTE Pour réaliser un lait de cajou, il faut faire tremper les noix (100 à 150 grammes) pendant une nuit puis les rincer. Il suffit ensuite d’additionner de l’eau de source (deux fois 500 ml) et de passer le tout au mixer jusqu’à l’obtention d’un jus blanc puis de filtrer la préparation.


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