07.11.2017, 00:01

Dix millions pour repenser l’Ecole des missions

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Dix millions pour repenser l’Ecole des missions

 07.11.2017, 00:01 Dix millions pour repenser l’Ecole des missions

Par dimitri.mathey@lenouvelliste.ch / photo sabine.papilloud@lenouvelliste.ch

SAINT-GINGOLPH Ne respectant plus les normes de sécurité, la maison d’accueil doit fermer le temps d’effectuer des travaux. Elle en profite pour investir et se renouveler.

apartir du 15 novembre, la maison d’accueil de l’Ecole des missions des spiritains fermera temporairement ses portes pour faire l’objet d’importants travaux de mise en conformité et de rénovation. L’occasion pour la communauté des spiritains de Suisse de repenser la vocation du site pour en faire un centre de...

apartir du 15 novembre, la maison d’accueil de l’Ecole des missions des spiritains fermera temporairement ses portes pour faire l’objet d’importants travaux de mise en conformité et de rénovation. L’occasion pour la communauté des spiritains de Suisse de repenser la vocation du site pour en faire un centre de formation et d’accueil multiple, devisé à quelque dix millions de francs. «Les infrastructures ne respectaient plus les normes sismiques ou encore les standards thermiques», note le chef de projet, Benjamin Roduit. «Comme les travaux étaient inévitables, nous avons saisi cette opportunité pour mettre sur pied un projet qui s’inscrit dans le prolongement de la tradition des spiritains.» Deux tiers du budget du chantier sera alloué au bâtiment Tibériade, contre un tiers pour le reste du site.

Trois axes clés

Le projet – conçu en partenariat avec le Service de l’action sociale du Valais, les diocèses concernés (dont Annecy pour Saint-Gingolph) et des institutions privées – s’articule autour de trois axes. L’accueil de groupes et de personnes en lien avec des institutions ecclésiales ou actives dans des sociétés se poursuivra. Une vingtaine de jeunes adultes en difficulté de formation seront aussi épaulés pour être ensuite redirigés vers un travail. Le nouveau centre aura enfin pour mandat de former et d’employer des requérants d’asile et des bénéficiaires d’aide sociale. «Nous allons accueillir des populations différentes qui se croiseront tous les jours», relève Benjamin Roduit. «C’est une particularité qui fait notre force.»

Le canton approuve

La conseillère d’Etat Esther Waeber-Kalbermatten s’est quant à elle réjouie de voir une nouvelle structure d’accueil prendre forme. «Après les efforts qui ont été entrepris aux médiathèques de Sion et Martigny, ainsi que dans le restaurant aux Mayens de Chamoson, c’est une très bonne chose qu’un quatrième projet œuvre pour l’intégration des requérants d’asile», confie la cheffe du Département de la Santé, des affaires sociales et de la culture. Et Jérôme Favez, chef du Service de l’action sociale, de lui emboîter le pas: «Ce centre est une vraie opportunité d’intégration s’exerçant sous la conduite de formateurs professionnels dans les métiers de la restauration, du service, de l’intendance et de l’entretien. Et ce ne sont pas uniquement les requérants d’asile qui pourront en bénéficier, mais aussi les personnes à l’aide sociale», rappelle-t-il.

La mise à l’enquête précédera le chantier qui débutera l’année prochaine. Selon le calendrier des travaux, le site devrait être fonctionnel dans le courant 2019.

Quel financement pour le nouveau centre d’accueil?

Trois sources de financement devraient composer le budget de 10 millions de francs: la vente des terrains situés sur le haut de la route (15 000 mètres carrés en zone à bâtir et en zone d’intérêt général), un emprunt couvert par le revenu de fonds propres et une levée de fonds. Les frais de fonctionnement devraient être couverts par les pensions, les prestations et les locations perçues.


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