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 13.11.2017, 18:30

Gaming: on a affronté le FC Sion E-Sports sur «FIFA 18», rencontre avec ces deux jeunes talents du jeu vidéo

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 13.11.2017, 18:30 Gaming: on a affronté le FC Sion E-Sports sur «FIFA 18», rencontre avec ces deux jeunes talents du jeu vidéo

GAMING C'est une discipline qui prend toujours plus d'ampleur à travers le monde. Le domaine de l'e-sports, ou jeux vidéo de compétition, est en plein essor. C'est le cas aussi en Valais, puisque le FC Sion a créé deux équipes dédiées. Rencontre avec deux talents recrutés par le FC Sion et affrontement en vidéo avec Victor Nvovi.

Leurs maillots ne dégoulinent pas de sueur. Et pourtant, le logo du FC Sion y est bien brodé. A l’instar du Paris-Saint-Germain, du Real Madrid ou même du Lausanne-Sports, le club de football valaisan peut désormais compter dans ses rangs des équipes d’e-sports (jeux vidéo de compétition). Une équipe est perfectionnée sur le jeu de football «FIFA», avec dans...

Leurs maillots ne dégoulinent pas de sueur. Et pourtant, le logo du FC Sion y est bien brodé. A l’instar du Paris-Saint-Germain, du Real Madrid ou même du Lausanne-Sports, le club de football valaisan peut désormais compter dans ses rangs des équipes d’e-sports (jeux vidéo de compétition). Une équipe est perfectionnée sur le jeu de football «FIFA», avec dans ses rangs deux des meilleurs joueurs suisses, Michaël Fournier et Victor Nvovi. A noter que d’autres joueurs tenteront de battre leurs adversaires sur le jeu «Overwatch» (des héros ennemis s’affrontent). «Nous avons vite été emballés par l’idée. En prêtant notre nom et notre logo, nous pourrons toucher un nouveau public pour le club», note Jonathan Amorim, assistant communication du FC Sion. 

Tout pour gagner

A 23 ans, Michaël Fournier est considéré comme le meilleur joueur «FIFA» du canton, après avoir gagné tous les tournois auxquels il a participé. «Son style est très énervant», sourit son compère et coéquipier Victor Nvovi, 18 ans, adepte de «FIFA» depuis une dizaine d’années et habitant Martigny. «Je fais un gros pressing durant tout le match en essayant d’aller le plus vite vers l’avant. Un peu comme le fait Jürgen Klopp à Liverpool», confie Michaël, qui a disputé ses premiers matchs sur écran à l’âge de 5 ans chez lui à Ardon. 

>> A lire aussi: Le FC Sion se lance dans l'e-sports en créant une équipe pour représenter le club dans des compétitions officielles

Les deux représentants du FC Sion ont accepté le défi après une première expérience au Lausanne-Sports, où ils étaient déjà réunis. «Ça a toujours été un rêve de défendre les couleurs du FC Sion, même si j’y ai joué jusqu’à l’âge de 16 ans dans les équipes de jeunes», poursuit Michaël. Porter les couleurs rouge et blanche décuple en tout cas les espoirs de Victor, qui ne cache pas ses ambitions. «Représenter ce club signifie que les résultats devront suivre. J’aimerais bien devenir le meilleur joueur suisse un jour», lâche le jeune homme qui a battu facilement les journalistes du «Nouvelliste» lors de matchs amicaux. 

Concentration extrême

Les chiffres de l’e-sports donnent le tournis. Alors que plus de 300 joueurs dans le monde gagnent déjà plus de 100 000 francs par an aujourd’hui, le chiffre d’affaires de tout le domaine devrait atteindre 1 milliard dans une année. Mais est-ce pour autant un sport comme un autre? «Mentalement oui, physiquement non. C’est un peu comme les échecs», souligne Michaël Fournier. C’est vrai que les joueurs de ce niveau ne prennent pas les parties à la légère. Il ne s’agit pas juste d’allumer la console et de jouer avec ses amis. Les deux joueurs sont encadrés par deux managers, Tharsan Arumugam et Thomas Moser. «On connaît bien le jeu et on est là pour les calmer durant les parties et les conseiller s’ils n’ont pas vu quelque chose pendant les matchs. On organise aussi la logistique au niveau des tournois pour que les joueurs n’aient pas de tracas et qu’ils se concentrent seulement sur le jeu.»  

Reste maintenant à savoir si le FC Sion E-Sports pourra gravir les sommets grâce à ses deux pépites valaisannes. «Le rêve absolu serait d’aller à la Coupe du monde sous la bannière du FC Sion», conclut Michaël Fournier. Performances à suivre donc… 
 

Jouer avec les potes ne suffit pas

Les jeux vidéo en compétition, ce n'est pas comme avec ses potes. Les adeptes ne sont pas là pour rire et leurs visages ne mentent pas. Quand ils jouent, ils jouent et il n'est pas question de leur faire des petites blagues sur des passes manquées. Ils ne boivent pas une gorgée entre chaque action, mais restent concentrés de la première à la dernière minute en élaborant de vraies tactiques. 

Mais les amateurs moins assidus de jeux virtuels ne le savent pas forcément. Au point que lorsque l'Association valaisanne d'e-sport a approché le FC Sion pour tenter l'aventure, beaucoup de personnes se sont montrées intéressées. «De nombreuses personnes nous ont contactés, mais il y a une vraie différence entre les personnes qui jouent de temps en temps avec les amis et celles qui font de la compétition», sourit Gilles Berthouzoz, coordinateur de l'association et manager de l'équipe d'Overwatch du FC Sion. 


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