Les playlists Spotify du "Nouvelliste"
 28.01.2019, 19:11

Playlists du «Nouvelliste»: dans les écouteurs de Jeff Albelda

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Jean-François Albelda, responsable de la rubrique culture.

Musique Chaque semaine, «Le Nouvelliste» partage ses découvertes musicales à travers ses playlists Spotify. Les deux spécialistes maison, Jeff Albelda et Agathe Seppey, publient à tour de rôle leurs coups de cœur. Places aux pépites du canton et d’ailleurs.

C’est dur, hein, de quitter sa couette le matin. Quand sortir ne serait-ce qu’un orteil de la chaleur ouatée et cotonneuse du sommeil réparateur exige un effort surhumain, il faut bien trouver un truc pour mettre en route la machine. Certains s’envoient un demi-litre de café noir tout de go, histoire de se fouetter le système nerveux et de malmener leur estomac au passage. D’autres optent pour la douche glacée. Au «Nouvelliste», on préfère conserver un pH stomacal neutre et un épiderme à températeur ambiante. Par contre on ne saurait trop conseiller de se mettre pour toute cette période morose de l’année sous perfusion de groove. Une petite claque rythmique au réveil, et hop, on est d’attaque. Cette semaine, on conseille:

Les pépites «chauffe Marcel!»

Alabama Shakes – «Don’t Wanna Fight»

Ok, ça date un brin. Mais en matière de son, de groove, de voix, de guitares qui tranchent dans le gras de l’hiver, on n’a pas vraiment fait mieux depuis. Le groupe de l’incroyable chanteuse et guitariste Britanny Howard se fait désirer depuis son sublime deuxième album «Sound and Color» mais celui-ci est d’une telle richesse qu’on peut s’y replonger autant qu’on veux sans en épuiser la substance. Dan ce «Don't Wanna Fight», il y a toute la science rythmique de la tradition noire américaine et à la fois toute la puissance du rock indé le plus brut.

 

 

Michael Kiwanuka – «Black Man In A White World»

S'il fallait désigner un héritier contemporain à la soul de la fin des années 60, celle d’Otis Redding ou Marvin Gaye notamment, le britannique Michael Kiwanuka serait sûrement en première ligne. Ce «Black Man In A White World» semble reprendre les choses où Marvin Gaye les avait laissées avec «What’s Going On». Rien de trop appuyé, des cordes sensibles, et une voix qui porte en elle toutes les luttes sociales du siècle. 

 

 

Gary Clark Jr. – «Grinder»

Le chanteur et guitariste texan Gary Clark Jr. est de ceux qui parviennent à garder vivante la tradition du blues en y infusant l’électricité la plus actuelle. Brut, et pourtant incroyablement élégant, son rock est porté par une virtuosité guitaristique assez terrifiante. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à écouter ce «Grinder» de derrière les fagots, tiré de l’album «The Story Of Sonny Boy Slim» paru en 2015.

 

 

The Roots – «The Seed (2.0)

Vous voulez avoir une idée de ce que veut dire l’expression «la classe américaine»? Simple, écoutez The Roots. Le groupe de hip hop de tous les superlatifs, un live band qu’on peut notamment voir sur le plateau du talk show de Jimmy Fallon, mais qui n’a de cesse de relire l’héritage des musiques noires, du blues originel au rap old school. Tout est synthétisé avec une maîtrise peu commune. Et avec l’un des batteurs les plus géniaux de l’époque, le magnifique Questlove. Ici, sur ce «The Seed (2.9)», le groupe accueille au chant et à la guitare le grand Cody Chesnutt.

 

 

Cody Chesnutt – «Africa the Future»

Et puisqu’on parle de lui, revoici le chanteur américain Cody Chesnutt avec ce titre, «Africa the Future», de l’album «My Love Devine Degree» (2017), qui plonge dans l’afrobeat, émerge dans le R’n’B actuel, et donne un aperçu de la vitalité actuelle de cette scène américaine qui s’est réconciliée avec sa tradition et décide de l’emmener vers le nouveau millénaire. 

 

 

Childish Gambino – «This Is America»

Ce titre a peut-être été le morceau le plus fort, accompagné du clip le plus marquant de l’année dernière. En un long plan séquence, Childish Gambino retraçait toute l’histoire du peuple noir aux Etats-Unis, l’esclavage, la violence exercée, la criminalité comme fatalité sociale, la ghettoisation et pourtant une force de vie qui ne cesse de sublimer l’oppression par l’art. «This Is America» est un téléscopage hallucinant entre des chants traditionnels lumineux et un hip hop d’une lourdeur et d’une puissance inédite.

 

 

N.E.R.D. – «Don’t Worry About It»

Petit retour en 2004, quand Pharell Williams n’était pas encore «Happy» et sortait des brûlots avec N.E.R.D. trio qui passait au shaker le funk de James Brown, le punk de MC5 et la soul dans son ensemble. Ce «Don’t Worry About It» est absolument irrésistible et avance comme une espèce de machine à groove qui rien ne saurait arrêter.

 

 

Cypress Hill – «Band Of Gypsies»

Le génialissime collectif de rap américain est revenu aux affaires en 2018 avec l’épatant album «Elephants On Acid», une plongée psychédélique dans l’esprit d’expérimentation des seventies, mais avec dans le flow des membres du groupe le hip hop le plus méchant qui soit. Petit clin d’oeil à Jimi Hendrix sur ce «band Of Gypsies». 

 

 


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